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Communiqué de la
Fédération protestante de France – 9 juillet
2009
La proposition de loi sur le travail
dominical se présente comme un texte a minima qui,
d'une part, réaffirme le principe du repos hebdomadaire le
dimanche et, d'autre part, met, dans un certain nombre de cas, le
droit en harmonie avec les faits.
Elle est en outre pragmatique et tient notamment compte de
l'évolution des modes de vie dans les grandes zones
urbaines.
Mais elle s'inscrit à l'évidence dans une logique
consumériste et porte en germe un risque de
généralisation du travail dominical à plus ou
moins long terme. Et il ne faut pas se leurrer, le volontariat a
ses limites et certains salariés parmi les plus
vulnérables n'auront d'autre choix que celui de se
soumettre.
En conséquence, la Fédération protestante de
France, qui s’est à plusieurs reprises
prononcée sur le sujet du travail dominical, ne peut
qu’émettre les plus grandes réserves sur ce
projet de loi qui va dans le sens d’un encouragement à
la consommation comme seul remède aux problèmes
actuels, alors qu’il faudrait plutôt encourager
à consommer autrement. Le législateur devrait veiller
à ne pas favoriser la dislocation du tissu social et en
particulier familial.
Au milieu de ce débat nous
reviennent en écho ces paroles de la Bible :
« Écoutez, vous qui dites : Vite, que la
fête de la nouvelle lune finisse ! Alors nous pourrons
vendre notre grain. Que la fin du sabbat arrive vite ! Alors
nous pourrons ouvrir nos greniers. Nous allons diminuer la
marchandise, augmenter les prix et fausser les balances. Nous
pourrons acheter les faibles et les pauvres comme esclaves, pour le
prix d’une paire de sandales. Nous vendrons même les
déchets de blé.
Le Seigneur fait ce serment : […] je n’oublierai
jamais vos façons de
faire… »
(Livre d’Amos, chapitre 8, versets 5 et
suivants, VIIIe siècle avant J.-C.)
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