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LE
MÉTROPOLITE KIRILL ÉLU PATRIARCHE DE
MOSCOU
Le métropolite Kirill de
Smolensk et Kaliningrad a été élu mardi
patriarche de Moscou et de toutes les Russies, prenant ainsi la
tête d'une Eglise orthodoxe en plein essor depuis la fin du
régime soviétique.
"J'accepte et je vous remercie", a
déclaré à l'annonce des résultats le
successeur d'Alexis II, mort en décembre 2008. Les cloches
des églises de la capitale russe sonnaient mardi soir pour
saluer cette élection.
Le métropolite Kirill de Smolensk
et de Kaliningrad a recueilli 508 voix et le deuxième
candidat, le métropolite Clément de Kalouga et de
Borovsk, 169 voix, a annoncé l'archevêque Isidore
d'Ekaterinodar et de Kouban, chargé de la commission de
dépouillement du scrutin.
Les membres du Concile avaient à
choisir entre deux des trois candidats désignés
dimanche par le Concile épiscopal - le métropolite
Kirill de Smolensk et de Kaliningrad, et le métropolite
Clément de Kalouga et de Borovsk, chancelier du Patriarcat.
Le troisième candidat, le métropolite
Philarète de Minsk et de Sloutsk, exarque du patriarche de
Moscou pour la Biélorussie, s'était
désisté en faveur du métropolite
Kirill.
Les électeurs - des
évêques mais aussi des prêtres, des moines et de
simples laïcs de Russie et d'une soixantaine de pays -
étaient rassemblés depuis le milieu de la
journée pour désigner à huis clos le
patriarche.
Dans un message lu peu après
l'ouverture du concile mardi midi, le président Dmitri
Medvedev a souhaité "une poursuite du développement
de la coopération fructueuse entre l'Eglise orthodoxe russe
et l'Etat".
Agé de 62 ans, le nouveau
patriarche était à la tête de la diplomatie de
l'Eglise depuis 1989. Par ses nombreux contacts, dans le monde
comme auprès du Saint-Siège de Rome, il est
jugé ouvert sur le monde et ses détracteurs lui
reprochent d'ailleurs à cet égard d'avoir des
sympathies pour les catholiques.C'est sans doute pour cela qu'il
avait fait une mise au point mardi en lançant avant le vote
devant ses pairs: "Aujourd'hui, on peut dire sans crainte que
notre peuple a résisté avec succès à la
forte pression du prosélytisme venu de l'étranger",
sous-entendu, entre autres, du Vatican.
Le métropolite a également
dénoncé "la pression agressive d'un
sécularisme sans Dieu, qui domine la société
occidentale" et les "tentatives d'une série de groupes
protestants radicaux qui revoient les leçons
chrétiennes et la morale des Evangiles". Tout en insistant
sur la nécessité du "dialogue avec les autres
religions".Les observateurs considèrent que ce fils et
petit-fils de prêtre souhaite voir l'orthodoxie jouer un
rôle plus important dans la vie politique et sociale russe,
tandis que les autorités ont l'habitude d'influencer,
voire de contrôler le patriarcat. Les médias
s'interrogeaient dès lors surtout sur ce qui pourrait
changer dans la vie de l'Eglise en Russie, où trois
habitants sur quatre se disent orthodoxes, contre un quart peu
avant la chute de l'URSS.
Après son
élection, le patriarche Kirill, qui sera intronisé
dimanche, a célébré une liturgie dans la
cathédrale du Christ sauveur de Moscou où le concile
siégeait. (source : Rian novosti)
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