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Eglise d'Etat ou Etat d'Eglise à Madagascar ? |
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pasitera
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La médiation de Jacques Sylla,
celui qui a représenté au sommet de l’Etat (en
tant que Premier ministre) l’église catholique durant
le premier mandat de Ravalomanana, est sollicitée pour
débloquer la situation de malaise qui s’installe entre
l’Etat et cette église suite à
l’expulsion du père Urfer.
Les deux parties campent sur leur position.
Tout récemment à l’Assemblée nationale,
le Premier ministre Charles Rabemananjara a martelé que
l’Etat n’est pas obligé de motiver cette mesure
d’expulsion prise à l’encontre du Père
Sylvain Urfer. Du côté de l’église
catholique, les évêques maintiennent leur condition
à la continuité du partenariat entre
l’église et l’Etat. A rappeler que dans leur
récente déclaration, ces évêques
catholiques soulignent que ce partenariat ne peut pas reprendre
tant que l’Etat renonce à donner des explications sur
les motifs de cette expulsion.
Bref, c’est l’impasse. Des
ministres catholiques au sein de l’actuel gouvernement, comme
le général Marcel Ranjeva des Affaires
Etrangères, Donat Andriamahefamparany des Mines et Patrick
Ramiaramanana de l’Energie auraient vainement essayé
de convaincre les dirigeants de l’église catholique
à lâcher prise. Lors de l’intronisation du
nouvel évêque de Miarinarivo, le président Marc
Ravalomanana a envoyé un autre émissaire, en la
personne de Rajemison Rakotomaharo (président du
Sénat), mais l’objectif n’a pas
été atteint.
Déséquilibre au sommet
Ces derniers jours, le nom de
l’ancien Premier ministre Jacques Sylla est
évoqué. On chuchote dans les coulisses que ce
représentant de l’église catholique au sommet
de l’Etat durant le premier mandat du président Marc
Ravalomanana serait le seul pouvant débloquer cette
situation de malaise qui persiste entre l’ECAR et
l’Etat. Autrement dit, la médiation de cet ancien
numéro Un du gouvernement serait sollicitée. Puisque
le médiateur doit avoir le consentement des deux parties.
Reste à savoir si le président Marc Ravalomanana va
taire son ambition en recourant au service d’un homme
qu’il a déjà limogé pour
débloquer une situation qui constitue un danger pour son
régime. Ces appels à la médiation de
l’ancien Premier ministre remettent sur le tapis les
débats sur la représentation des quatre
églises du FFKM au sommet de l’Etat. Des croyants
et des dirigeants catholiques ne digèrent pas le fait
qu’après le limogeage de Jacques Sylla,
l’église catholique ne soit plus
représentée au sommet de l’Etat, contrairement
à la FJKM (trois représentants dont le
président de la République, Marc Ravalomanana, le
président du Sénat, Rajemison Rakotomaharo et le
Premier ministre Charles Rabemananjara) et à
l’église luthérienne (le président de
l’Assemblée nationale, Mahafaritsy Samuël
Razakanirina).
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02/06/07 - Eugène R.
http://www.madagascar-tribune.com/
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